Direction des communicationsUniversité Laval

Au fil des événements

Au fil des événements

Le journal de la communauté universitaire ÉDITION DU 26 JANVIER 2012
Volume 47, numéro 18
 

Retour au sommaire  

Commentez
 
Partagez
Photo

Quelque 70 personnes – étudiants, professeurs, des membres du personnel de soutien administratif et retraité de l’Université – ont participé de façon bénévole au nettoyage des boisés du campus organisé en mai dernier. L’opération a permis de ramasser 640 kg de déchets. Cette activité était organisée par le Service des immeubles en collaboration avec d’autres unités, dont le Service de sécurité et de prévention. À ce jour, on a recensé 11 comités de développement durable locaux (facultés et unités) sur le campus.

Engagés en environnement

Une étude propose pour la première fois un instrument de mesure des gestes écologiques volontaires en milieu de travail

Par Yvon Larose

Faire des suggestions pour réduire la consommation de papier, faire partie du comité vert de l’entreprise ou expliquer aux nouveaux employés les procédures environnementales en vigueur dans l’organisation: ce sont là trois types d’exemples de gestes écologiques citoyens, volontaires donc non rémunérés, que peut poser dans son milieu de travail un employé sensibilisé aux questions environnementales.

«Notre étude a permis de déterminer trois principales catégories de comportements de citoyenneté organisationnelle pour l’environnement», explique Pascal Paillé, professeur au Département de management. Avec son collègue Olivier Boiral, il est l’auteur d’une étude sur la question parue récemment dans le Journal of Business Ethics. «Il y a d’abord les initiatives qui relèvent de l’individu, comme mettre sur pied un programme de covoiturage, poursuit-il. Une deuxième catégorie réunit les contributions personnelles aux activités environnementales de l’organisation, telles que représenter celle-ci à un congrès sur l’environnement. Enfin, il y a les gestes d’entraide, c’est-à-dire le soutien mutuel entre employés relativement aux enjeux environnementaux organisationnels.»

Les comportements citoyens en milieu de travail peuvent se définir comme tout ce que font les personnes au-delà de ce qui est exigé d’elles et qui apportent une contribution à la vie de l’organisation. «Notre étude est vraiment la première du genre à proposer un instrument de mesure qui peut faciliter la compréhension de la nature précise des gestes écologiques volontaires en milieu de travail, ainsi que leur analyse, en plus de permettre d’évaluer leur rôle dans la gestion environnementale de l’organisation, souligne Pascal Paillé. Cet instrument recourt à des outils statistiques de pointe.»

Les deux chercheurs ont réalisé leur recherche en colligeant des données sur deux échantillons. Un premier échantillon était composé de 228 étudiants universitaires. Un second réunissait 651 employés. Ceux-ci travaillaient dans une grande variété d’organisations. «Nous avons volontairement choisi les organisations qui ne sont pas orientées sur les questions environnementales afin d’éviter un biais qui serait dû à un milieu de travail trop écologique», précise Pascal Paillé. Plus des deux tiers des organisations comptaient plus de 500 employés et plus de 80 % des travailleurs qui ont répondu au questionnaire avaient de 30 à 50 ans.

Par effet d’accumulation, les comportements écologiques contribuent à la performance environnementale d’une organisation. Mais certains facteurs peuvent en compromettre le résultat. Par exemple, la motivation de l’employé baissera rapidement si l’organisation ignore ses actions ou suggestions, ou si les activités environnementales organisationnelles sont trop limitées. La réussite présuppose aussi l’existence d’un climat de collaboration et d’échange entre les employés.



Commentez
 
Partagez