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Volume 42, numéro 32 | 24 mai 2007

Actualités UL

Un budget en équilibre

Malgré le réinvestissement gouvernemental et une gestion rigoureuse, la situation financière de l’Université demeure préoccupante

Par Yvon Larose

Les revenus et les dépenses de l’Université dans le cadre de l’exercice financier 2007-2008 devraient s’établir respectivement à 427 909 000 $ et 427 109 000 $. La Direction anticipe donc un surplus budgétaire de 800 000 $ pour ses opérations courantes durant cette période. Mais des contributions additionnelles prévues de 800 000 $ aux régimes de retraite vont faire qu’il n’y aura pas de surplus. Le budget de fonctionnement 2007-2008 sera toutefois en équilibre.

Réunis en séance ordinaire le 16 mai dernier, les membres du Conseil d’administration ont adopté les budgets de fonctionnement et d’investissement 2007-2008 proposés par le Comité exécutif. Ces documents avaient reçu un avis favorable du Conseil universitaire lors de sa séance du 1er mai. La majeure partie des revenus, soit un montant prévu de 327,8 millions, sera versée sous forme de subvention par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec (MELSQ). Une somme de 58,8 millions devrait provenir de la perception des droits de scolarité et autres frais. Les services rendus à l’extérieur apporteraient, quant à eux, 24,5 millions dans les caisses de l’Université. Les autres subventions et revenus totaliseraient 15,4 millions. Enfin, 1,2 million de dollars proviendraient des excédents des services autofinancés.

Dans la colonne des dépenses, la répartition se lirait comme suit: 294,3 millions à l’enseignement régulier et à la recherche libre, 116,4 millions au soutien à l’enseignement et à la recherche, 11,9 millions à la recherche, et 4,3 millions au service de la dette.

«Nous pouvons présenter un budget à l’équilibre grâce au réinvestissement gouvernemental annoncé en décembre 2006, a expliqué Claude Godbout, vice-recteur à l’administration et aux finances. Mais ce réinvestissement n’est pas à la hauteur des besoins des universités, il ne permet que de surnager. La situation financière demeure donc précaire. Le soutien financier accordé à l’Université devra augmenter considérablement si l’on veut conserver un haut niveau de qualité en enseignement et en recherche, ainsi que de continuer à bien positionner notre institution.» Selon lui, la dette institutionnelle est sous contrôle. «Le déficit accumulé était de 117,8 millions en mai 2003. Selon nos projections, nous allons terminer l’année budgétaire 2006-2007 à 120,8 millions.»

Quant au budget d’investissement 2007-2008, il devrait s’élever à 26,4 millions. De cette somme, 21,3 millions seront affectés aux réaménagements et rénovations, 3,2 millions iront au mobilier et aux équipements et 1,9 million sera consacré au développement des systèmes d’information. L’an dernier, le budget d’investissement s’élevait à 24,0 millions. Cette croissance significative depuis deux ans vient d’une enveloppe spéciale du MELSQ consacrée à la mise aux normes des édifices et consentie à l’Université pour la réfection et l’entretien majeur des bâtiments.

Le plan de réinvestissement du MELSQ, lancé en décembre dernier, consiste en un montant récurrent de 60 millions de dollars versé annuellement à l’ensemble des universités du réseau québécois. Laval  a déjà obtenu 14,2 millions pour l’année budgétaire 2006-2007. Le réinvestissement gouvernemental comprend aussi un montant ponctuel annuel de 30 millions pour deux ans aux universités. Laval a eu droit à 500 000 $ en 2006-2007 et recevra 1,4 million en 2007-2008.

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